COLLOQUE | Bachelard 2012 – le surrationalisme 50 ans après | Paris, 21-23 mai 2012

21 mai 2012 § Poster un commentaire

Croquis de Gaston Bachelard par Prieur pendant un cours | cca. 1928 |

 

Bachelard 2012 : le surrationalisme 50 ans après
Journées de synthèse : 21, 22 et 23 mai 2012
Centre International de Synthèse – CIRPHLES (ENS) – LARSIM (CEA)
à l’École Normale Supérieure (45, rue d’Ulm – Salle Dussane) 

 «Le passé de la culture a pour véritable fonction de préparer un avenir de la culture.» | Gaston Bachelard, L’Activité rationaliste de la physique contemporaine, 1951 |

Cinquante ans après la disparition de Gaston Bachelard (1884-1962), son œuvre continue d’orienter la pensée vers l’avenir. Le Centre International de Synthèse, dont il fut longtemps un membre actif, le Laboratoire de Recherche sur les Sciences de la Matière (Larsim-CEA) et le Centre international de recherches en Philosophie, Lettres, Savoirs (Cirphles-ENS) entendent rendre hommage à cette incitation inestimable à l’ouverture de la culture à son propre dépassement.

Si lire Gaston Bachelard aujourd’hui, c’est forcément le relire à la lumière du présent, on ne sera fidèle à l’esprit de son travail qu’en faisant jouer aussi par avance cette récurrence sur notre propre temps et en adoptant une posture résolument surrationaliste. Quelles sont les perspectives de progrès qui peuvent éclairer l’activité (sur)rationaliste actuelle? Comment la pensée bachelardienne aide-t-elle à repousser l’horizon de notre temps?

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EXPOSITION « Des noms sur des murs » | Paris, Mémorial de la Shoah | 27 mars – 16 septembre 2012

15 mai 2012 § Poster un commentaire

 

Exposition au Mémorial de la Shoah
du 27 mars au 16 septembre 2012

Des noms sur des murs. Les graffiti du camp de Drancy [1941-1944]

La cité de la Muette à Drancy fut le principal camp d’internement et de transit des Juifs de France de 1941 à 1944.

En 2001, elle a été protégée au titre des Monuments historiques en tant que «réalisation architecturale et urbanistique majeure du XXe siècle […] et en raison également de son utilisation durant la Seconde guerre mondiale […] qui en fait aujourd’hui un haut lieu de la mémoire nationale».

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COLLOQUE | Vichy et après : l’écriture «occupée» | Paris, 30 mai – 1er juin 2012

8 mars 2012 § 1 commentaire

© RESTITUTIO BENJAMIN FONDANE

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Un demi-siècle après la Seconde Guerre mondiale, les traumatismes de ce conflit continuent d’occuper les esprits comme l’espace littéraire et visuel. Les mémoires de Vichy et de l’Occupation nazie sont présentes dans des succès français et internationaux autant que dans des romans controversés ou moins diffusés. Ils mettent en cause les vérités des historiens, les visions des créateurs antérieurs.

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COLLOQUE | Autour de Raymond de Becker | Bruxelles, 5-6 avril 2012

17 février 2012 § Poster un commentaire

Occupation allemande de Bruxelles (1940-1945)

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COLLOQUE INTERNATIONAL D’HISTOIRE
Autour de Raymond De Becker (1912-1969)
Facultés universitaires Saint-Louis
Bruxelles, 5 et 6 avril 2012

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Étrangement, la figure de Raymond De Becker (Schaerbeek, 30 janvier 1912 – Versailles, 18 avril 1969), bien que souvent évoquée dans les travaux des historiens, n’a encore fait l’objet d’aucun travail biographique. «Quant à Raymond De Becker», écrivait fort opportunément il y a plus de quinze ans un ‘ami’ d’André Gide, son histoire reste à écrire, car il semble que son passage du christianisme prophétique au fascisme virulent ait fait de lui un personnage non seulement sulfureux mais tabou» [*].

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COLLOQUE | La douceur dans la pensée moderne | Paris, 15-17 décembre 2011

14 décembre 2011 § Poster un commentaire

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Colloque La douceur dans la pensée moderne
organisé avec le soutien de  l’équipe THETA | UPR 76 du CNRS « Lire la suite »

PARUTION | Jacques Fredj, Les Juifs de France dans la Shoah | 2011

12 décembre 2011 § Poster un commentaire

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Jacques Fredj, Les Juifs de France dans la Shoah, Préface de Simone Veil, Paris, Éditions Gallimard & Mémorial de la Shoah, 2011, 223 p.

Présentation de l’éditeur

À la veille de la Seconde Guerre Mondiale vivent en France environ 300 000 Juifs, soit moins de 1 % de la population. Un tiers est établi depuis des générations. Les deux autres tiers sont des Juifs étrangers provenant principalement de Russie, de Roumanie, de Pologne et du pourtour méditerranéen. La dernière vague, celle qui annonce la tragédie de la guerre, est constituée de Juifs d’Allemagne, d’Autriche et de Juifs tchèques. Tous ont en commun leur attachement sans faille à la France de la Révolution et des droits de l’homme. De la genèse de la politique de persécution nazie à l’égard des 9 millions de Juifs d’Europe, au chiffre tragique de la fin de la Seconde Guerre Mondiale, 6 millions de victimes dont 76 000 pour la France, cet ouvrage, réalisé en collaboration avec le Mémorial de la Shoah de Paris, s’attache à l’histoire des Juifs en France. Entre 1940 et 1944, ils sont frappés de plein fouet par une double législation française et allemande, qui les fait passer de l’humiliation à l’exclusion, puis de l’internement à la déportation.

«De 1933 à 1945, l’idéologie nazie a mobilisé la société allemande, son administration et son armée, d’abord pour exclure, puis pour éradiquer de la surface de la terre, physiquement et culturellement, tous les Européens nés Juifs. Ainsi, entre 1940 et 1944, les Juifs de France sont frappés de plein fouet par une législation antisémite, française et allemande, par l’internement puis la déportation. 76000 Juifs dont plus de 11 000 enfants sont déportés avec l’aide du gouvernement de Vichy et arrachés à la vie. Cette histoire est proche de nous, elle s’est déroulée dans notre pays, dans nos villes et nos villages, puis s’est tragiquement prolongée dans les centres de mise à mort érigés par les nazis en Pologne, au cœur de l’Europe. À nous tous de nous l’approprier, de vivre et de construire avec ce crime, et malgré ce crime. À nous tous également d’utiliser l’histoire de la Shoah, sans la dénaturer, sans la banaliser, sans l’instrumentaliser, afin d’interroger notre présent et de préserver l’avenir de nos libertés.»

Jacques Fredj

 

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COLLOQUE | Le moment 1991 : la fin de l’URSS | Paris, 12-14 décembre 2011

4 décembre 2011 § Poster un commentaire

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Le moment 1991 : la fin de l’URSS au regard des transformations politiques, culturelles et sociales 1970-1991

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Paris, 12-14 décembre 2011

Colloque international co-organisé par Sciences-Po (Centre d’histoire, CERI), Université Paris-Ouest la Défense (CRPM), FMSH, CERCEC, Bibliothèque de Documentation Internationale Contemporaine, FSP/ULB.

Vingt ans après l’effondrement de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (1918-1991), il semble pertinent de s’interroger sur l’année 1991. La question de l’effondrement de l’Union soviétique a certes été étudiée dans une grande partie de ses composantes dès le début des années 1990. Mais au cours des vingt dernières années, des travaux novateurs, en particulier en histoire sociale et en histoire culturelle, ont pu établir de nouveaux liens entre les processus politiques et sociaux des décennies qui ont précédé la Perestroïka et l’effondrement du système soviétique.

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CALL FOR PAPERS | Changer d’échelle pour renouveler l’histoire de la Shoah

4 décembre 2011 § Poster un commentaire

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Changer d’échelle pour renouveler l’histoire de la Shoah

Date limite des propositions : 15 février 2012

Si depuis plusieurs années l’histoire de la Shoah a connu un important développement de travaux relevant de la microhistoire, cette approche demeure encore marginale en France. De nombreuses enquêtes sont ainsi venues enrichir notre connaissance de la période en adoptant une focale «micro» sur plusieurs types de terrains: étude des trajectoires d’une ou plusieurs familles, suivis de convois, histoires d’un ghetto, d’un camp, d’une ville, d’une région… Si ces travaux entendent apporter une pierre locale à l’édifice national ou européen de l’histoire de la destruction des Juifs d’Europe, nous aimerions, en réunissant des historiens de différents pays, confronter les différentes méthodes appliquées dans ces travaux et questionner la spécificité de l’échelle d’observation propre à la microhistoire dans la compréhension de l’histoire des persécutions.

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Domniţa Ştefănescu – 11 ani din istoria României, Editura Maşina de Scris, 2011

8 octobre 2011 § 2 Commentaires

Domniţa Ştefănescu – 11 ani din istoria României – o cronologie a evenimentelor : decembrie 1989 – decembrie 2000, Editura Maşina de Scris, Bucureşti, 2011, ISBN 978-973-8491-37-3, 974 p. in 4º.

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Remarquable travail de bénédictin que cet ouvrage signé par Domniţa Ştefănescu – 11 ans d’histoire de la Roumanie – une chronologie des événements : décembre 1989 – décembre 2000 [original roumain : 11 ani din istoria României – o cronologie a evenimentelor : decembrie 1989 – decembrie 2000]. L’auteur – dont il faut signaler, au passage, les mérites en tant qu’éditeur – a une qualité indéniable : la patience. Car outre la probité scientifique et la connaissance directe (consultation des sources, classement attentif des données, acribie dans les commentaires explicatifs), il y a cette vertu : la patience – apparentée à la persévérance –, indispensable pour mener à bien ce genre de travail et mettre à la disposition des chercheurs (comme du grand public) un instrument de référence unique en son genre, pour cette période chargée de l’histoire récente de la Roumanie.

Chose plus remarquable encore : il ne s’agit pas exclusivement d’une chronologie des faits. Sans doute, telle est la forme («générique») de l’ouvrage et il importe de tenir compte des contraintes formelles, pour ainsi dire, que ce type d’expression comporte. Mais l’auteur s’attache (s’attelle, devrions-nous écrire), sur plus 900 pages, à décrypter, à analyser et à établir les relations entre les faits et les décisions les plus saillants de ces onze années (assez troubles, pour tout reconnaître). Lourde tâche, de longue haleine, qui ne fut certainement pas des plus apaisantes. À noter, à ce titre, l’existence d’un index minutieux et fort utile, des annexes détaillées et d’une bibliographie.

Événements politiques et sociaux, règles (ou règlement de comptes) dans la concurrence sur la scène politique ou économique, dynamique des partis, pression (mécanique ou volontaire) des (sur les) actants, motivations et prises de position de la société civile – ce livre est écrit, selon les propos mêmes de son auteur – sous le signe d’une affection lucide pour la Roumanie, de la confiance en «ses chances de coexister dignement avec les pays influents du monde, au-delà des accidents inhérents de l’histoire».

Indéniablement, le placement dans leur contexte des événements et faits historiques donne tout son sens à cet instrument de travail. Notre souhait est, de ce fait, double : que l’ouvrage soit apprécié à sa juste valeur en Roumanie; que l’auteur ait l’audace de poursuivre la mise à jour de cette œuvre chronologique.

Luiza Palanciuc

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Colloque : Les transnationales de l’anticommunisme de guerre froide | Université de Fribourg | 26-29 octobre 2011

28 septembre 2011 § Poster un commentaire

© Luiza Palanciuc | L’Europe sortant de l’accolade | 2011

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Colloque 

Les transnationales de l’anticommunisme de guerre froide:

actions, réseaux, transferts

26-29 octobre 2011

Université de Fribourg

Alors que la lutte contre le communisme pendant la guerre froide est souvent associée à une «croisade», sur laquelle plane par ailleurs l’ombre – la «main invisible» – des Etats-Unis et de leurs services secrets, et que l’historiographie de ces dernières années a beaucoup étudié des aspects tels que la guerre psychologique et la diplomatie culturelle, tout en développant le concept d’histoire transnationale, le moment semble venu de faire le point sur la part de «transnationalité» de l’anticommunisme. Dans quelle mesure celui-ci a-t-il été réellement concerté, coordonné et ramifié de manière transnationale? Quelles interactions et interdépendances observe-t-on entre les différents types d’anticommunisme à l’échelle européenne et transatlantique? Quelles ont été les dynamiques de transfert à l’œuvre tant au niveau des pratiques que des idées? Quels réseaux et quelles configurations enjambant les frontières le combat contre le «péril rouge» a-t-il engendrés? Comment se sont articulées activités clandestines et publiques, privées et étatiques? Telles sont les principales questions auxquelles des spécialistes européens et américains tenteront d’apporter des réponses, en se penchant sur tout l’éventail des connexions hétérogènes qui se sont manifestées dans le cadre de la lutte anticommuniste. Ainsi le colloque vise-t-il à rendre compte des accomplissements aussi bien que des limites de la «solidarité anticommuniste occidentale» durant la guerre froide.

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■ Benjamin FONDANE, Inconvénients de la primauté de l’économique (1935) ■

14 avril 2011 § Poster un commentaire

© Pierre Alechinsky | 1979 |

 

 

|…| C’est dire que l’économique est une découverte, une acquisition, un instrument admirable forgé par l’esprit ­né, comme toutes les choses de l’esprit, de son infinie et patiente application sur le hasard et la matière.

 

  • INCONVÉNIENTS DE LA PRIMAUTÉ DE L’ÉCONOMIQUE

 

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■ CERI – Quand les dictatures se fissurent… , avec Jacques Sémelin, le 11 avril 2011 ■

9 avril 2011 § Poster un commentaire

© Jean-Pierre Tauzia | Fissure | 1994

 

 

Centre d’Études et de Recherches Internationales (CERI)

Sciences-Po | CNRS (Paris)

Jacques Sémelin, auteur de
Face au totalitarisme, la résistance civile (Bruxelles, André Versaille Éditeur, 2011)

Discutants :

Jean-Marie Charon, CNRS-EHESS

Marc Lazar, Professeur des Universités, Sciences-Po

La séance sera présidée par Pierre Hassner, chercheur associé, Sciences Po-CERI

Présentation du CERI

Qu’est-ce que «résister»? Comment des individus «ordinaires» parviennent-ils à lutter sans armes dans des situations d’extrême violence? Jacques Sémelin présente quinze années de recherche sur les ressources de la résistance civile au sein de systèmes autoritaires voire totalitaires. Une réflexion unique et toujours actuelle pour comprendre comment des hommes et des femmes peuvent se dresser contre une dictature.

 

 

  • Image : Jean-Pierre Tauzia – Fissure, Dessin à l’encre au feutre sur papier, 21 x 27 cm., 1994, collection privée.
  • Site du CERI

 

 

 

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■ Colloque DISLOCATION CULTURELLE | 1-3 octobre 2009 ■

5 septembre 2009 § Poster un commentaire

Colloque International

Dislocation culturelle et construction identitaire

en littérature et dans les arts,

organisé par le Centre Ecritures

de l’Université Paul Verlaine-Metz 

UFR Lettres et Langues

UPVM, 1-3 octobre 2009

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■ Appel à contribution | date-limite: 1er octobre 2009 ■

2 septembre 2009 § Poster un commentaire

|Cf., chez Benjamin Fondane, le discours non prononcé au Congrès International des écrivains de Paris (1935), intitulé L’écrivain devant la Révolution, paru aux éditions Paris-Méditerranée, en 1997, dans la collection «Les pieds dans le plat», avec une préface de Louis Janover. Traduction intégrale en roumain disponible prochainement dans la revue Vatra et sur le site spécialement consacré à Benjamin Fondane, http://www.fondane.eu (pour l’heure, en attente d’ouverture)|

APPEL A CONTRIBUTIONS

S’opposer politiquement en Russie aujourd’hui,

diversité des formes et des pratiques 

Bruxelles, 11-12 mars 2010

Date limite des propositions: 1er octobre 2009

Université Libre de Bruxelles

CEVIPOL

11-12 mars 2010

Vingt ans après la réforme de l’article 6 de la Constitution soviétique abolissant le rôle dirigeant du Parti communiste, où en est le pluralisme politique dans la Russie d’aujourd’hui?  

A mi-mandat de la présidence de Dimitri Medvedev et après les deux mandats de Vladimir Poutine durant lesquels une série de réformes institutionnelles est venue réduire l’espace d’expressions plurielles, comment se manifestent les oppositions politiques dans toute leur diversité?  

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■ Colloque du GDR | 22-23 octobre 2009 ■

30 août 2009 § Poster un commentaire

Colloque du Groupement de Recherche | 22-23 octobre 2009 |

Colloque du Groupement de Recherche | 22-23 octobre 2009 |

 
Les entreprises françaises, l’Occupation et le second XXe siècle
Dixième Colloque du Groupement de Recherche (GDR) 2539 du CNRS

Organisé avec le Centre Régional Universitaire Lorrain d’Histoire (CRULH)

EA 3945 de l’Université Paul Verlaine de Metz

22-23 octobre 2009
Metz (Moselle)
Université Paul Verlaine

Ce colloque qui clôt les huit années d’activité du GDR s’interroge sur l’impact et les conséquences à plus long terme qu’ont pu représenter, pour les entreprises, la Seconde Guerre mondiale et l’Occupation. Il articule ainsi le temps court (1940-1944), celui des contraintes propres au régime de la guerre, au temps plus long qui lui succède et qui voit émerger et se développer des relations économiques stables entre les anciens ennemis. La moyenne durée apparaît propice à l’analyse des conséquences en termes de production, de marchés, d’organisation et de financement des entreprises. Il s’agit de poser la problématique de la guerre comme facteur de mutation, sous des formes multiples et peut-être divergentes selon les acteurs ou les secteurs, au niveau des entreprises.

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■ Colloque «Écrire sous l’occupation» | 13-15 octobre 2009 ■

27 août 2009 § Poster un commentaire

Écrire sous l’occupation | Besançon, 13-15 octobre 2009

Écrire sous l’occupation | Besançon, 13-15 octobre 2009

 

Écrire sous l’occupation

Du non-consentement à la résistance

France-Belgique-Pologne, 1940-1945 

Besançon

13-15 octobre 2009

Colloque international organisé par:

(Centre d’histoire et de recherches sur la Résistance)

Qu’est-ce qui pousse les femmes et les hommes à écrire pour dire leur «mal vivre» de l’occupation et leur refus de s’en accommoder qu’ils prennent la forme du non-consentement ou qu’ils aillent jusqu’à la résistance? L’écriture est ici considérée dans ses multiples formes: écrits de la Résistance organisée (notes intérieures et publications clandestines); écrits privés (correspondance personnelle ou journal intime); écrits de fiction (romans et poésie); écriture savante (des journalistes et écrivains) et écriture populaire (graffiti, poésie spontanée, chants des maquis).

Pour saisir la fonction et la signification de l’écriture sous l’Occupation, deux approches sont combinées (et deux champs disciplinaires associés). Une approche par la langue, comme phénomène linguistique, instrument de communication et comme expression littéraire avec le choix de l’imaginaire comme mode de transposition d’une expérience vécue et comme moyen d’évasion d’une réalité difficilement supportable. Une approche par l’histoire, comme appréhension d’hommes et de femmes dans la société de leur temps avec son contexte spatio-temporel bien particulier; histoire qui privilégie les dimensions sociopolitiques, culturelles et anthropologiques.

La dimension européenne (France, Belgique, Pologne) est nécessaire pour saisir les variants et invariants de l’écriture dans des conditions d’occupation et des contextes culturels nationaux très divers.

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■ Benjamin FONDANE – L’Exode ■

9 août 2009 § 3 Commentaires

 

L’EXODE

SUPER FLUMINA BABYLONIS

 
         
          Les dieux ont ordonné la mort
          de ces hommes afin d’être sujets
          de chants pour les générations à venir.
 

                                                  Homère

ET VOILÀ!

 

PRÉFACE EN PROSE

 
 
C’est à vous que je parle, hommes des antipodes,
je parle d’homme à homme,
avec le peu en moi qui demeure de l’homme,
avec le peu de voix qui me reste au gosier,
mon sang est sur les routes, puisse-t-il, puisse-t-il
ne pas crier vengeance!
L’hallali est donné, les bêtes sont traquées,
laissez-moi vous parler avec ces mêmes mots
que nous eûmes en partage –
il reste peu d’intelligible!

 

 

 

Zoran MUSIC | Nous ne sommes pas les derniers | 1975

Zoran MUSIC | Nous ne sommes pas les derniers | 1975

 
 
 
 
Un jour viendra, c’est sûr, de la soif apaisée,
nous serons au-delà du souvenir, la mort
aura parachevé les travaux de la haine,
je serai un bouquet d’orties sous vos pieds,
– alors, eh bien, sachez que j’avais un visage
comme vous. Une bouche qui priait, comme vous.
 
 
 
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Où suis-je ?

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