Mircea Ivănescu – in memoriam

22 juillet 2011 § 3 Commentaires

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  • Texte : Mircea Ivănescu (1931-2011), „Mopete şi ipostazele“, 1970
  • Traduction du roumain & image : Luiza Palanciuc

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■ Mircea Ivănescu – Mort-retrouvailles | 1968 ■

26 mars 2011 § 3 Commentaires

  

Mangelos (dit) | La mort | 1962

 

 

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en vérité ce n’est pas vrai. la mort

n’a jamais fait personne retrouver personne – la mort est une houle élancée 

qui t’attrape les yeux fermés – et te berce –

et au début paraît un sommeil, et puis un oubli –

et puis le temps perd toute trace de sens,

il n’est que silence qui revient sur lui-même

avec un écho, l’unique écho – et celui-ci est un halo

tel la flamme du cierge – et puis la lumière

perd toute trace de sens – et puis le silence

laisse tomber le sens – pendu

à ce qui n’a plus aucun sens – et puis plus rien, pas

même un sens décharné, flottement dans le rien,

bouche-à-bouche avec le squelette du non-être,

rien de rien, puis il n’y a plus de puis,

plus d’aujourd’hui, et plus de mort.

 

non plus.

 

 

  • Texte : Mircea Ivănescu (n. 26 mars 1931) – Mort-retrouvailles, Traduction du roumain par Luiza Palanciuc („Despre moartea ca revedere“ (frg.), dans le recueil Versuri, Editura pentru Literatură, 1968).
  • Image : Mangelos (dit), Basicevic Dimitrije (1921-1987) – La mort, Gouache sur page de livre en papier glacé, 0,203 x 0,208 m., 1962, Paris, Musée national d’Art moderne – Centre Georges Pompidou.

 

 

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Pour citer cet article:

Restitutio Benjamin Fondane – www.fondane.net

Gratias agimus.

 

 

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