Luiza Palanciuc – Johnny Răducanu: Unfinished Work | 2011

10 octobre 2011 § Poster un commentaire

© Luiza Palanciuc | Johnny Răducanu: Unfinished Work | 2011

 

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Johnny Răducanu s’est éteint le 19 septembre 2011. Trop tôt pour que le vœu que nous avions formulé ensemble – celui d’entendre sa composition pour Fondane – puisse être un jour exhaussé. De ce vœu, nous gardons, à présent, les manuscrits, les ébauches et un tas de souvenirs des mots échangés et réflexions menées sur la façon dont les textes de Fondane pourraient s’articuler en musique. Pour Johnny Răducanu, fin interprète lui-même et prodigieux improvisateur au piano et à la contrebasse, la composition devait prendre la forme d’un ensemble cyclique. Cela voulait dire être attentif aux incidences du mode d’énonciation musicale spécifique qu’est le jazz sur la construction du rapport texte-musique. Dans un système tonal, il fallait que la continuité musicale eût été fondée sur l’opposition tonique dominante, autrement dit sur une syntaxe «codée», due aux attentes créées par la dominante, aux mises en suspens de la résorption de la tension et à l’effet (d’accomplissement) que procure la tonique. Autant de contraintes formelles exigeant le respect de certaines «lois» dans la composition. Point d’irrégularité donc de la structure musicale, mais une tension constitutive de la relation texte-musique ou, en d’autres termes : une technique compositionnelle dans laquelle le texte viendrait répondre à une nécessité musicale. Texte et musique articulés sur le mode d’une relation cohérente, où les moyens d’être-en-présence que le texte et la musique pouvaient actualiser engendrent chez l’auditeur l’impression d’un lien consubstantiel : texte et musique avec un horizon référentiel commun.

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 (à suivre)

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■ Hommage à Martha Argerich ■

5 juin 2011 § Poster un commentaire

© Luiza Palanciuc | Martha | 2011

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■ Saint-John Perse sur Gide ■

11 janvier 2011 § Poster un commentaire

André Gide

 

Saint-John Perse sur Gide

Je ne me rappelle plus bien la fin de notre entretien de 1911. Gide, soudain, n’avait plus voulu parler que de musique ; ce qu’il fit longuement. J’examinai encore, avant de m’en aller, son grand piano de bonne marque, dans le hall… Et m’éloignant à pied, dans son quartier d’Auteuil, je me demandais si la musique, sa plus chère confidente, n’était pas, après tout, sa loi la plus constante et sa meilleure chance d’unité – la plus propre, en tout cas, à relier sans lier, et rassembler sans étreindre, les éléments multiples d’une aussi souple personnalité : aussi sensible, aussi mobile, et d’un cours aussi fluide, aussi continuel aussi, car la pensée de Gide semblait être la continuité d’une seule et libre inflexion… Ne se lasserait-il pas un jour de son goût de mimer pour comprendre ? « Lire la suite »

Où suis-je ?

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