Virgil Mazilescu – „patru fără un sfert“ | «quatre heures moins le quart» | posthume

23 février 2012 § 1 commentaire

 

.

Virgil Mazilescu | 1942-1984 |

.
« Lire la suite »

■ Ces choses n’avaient ni commencement ni fin… ■

12 août 2009 § 3 Commentaires

Michal MACKU | Untitled |

Michal MACKU | Untitled |

 

Ces choses n’avaient ni commencement ni fin
cela ne finissait pas d’être
pas un trou, pas la moindre fissure
pas un visage lézardé!
les hommes se tenaient coude à coude, serrés,
comme pour empêcher qu’on y passe
pas une absence entre deux vagues
pas un ravin entre deux mots
pas un passage entre deux seins
lourds, gras,
et pourtant au travers de la muraille lisse
quelque chose suintait
l’écho ranci d’une fête étrange,
une sueur de musique,
les gouttes d’un sang frais qui caillait aussitôt
sur la peau morte du monde.
 

 

Image : Michal Macku, Untitled, Carbon print, No. 20 |30 x 35 cm.|

Texte : Benjamin Fondane, Au temps du poème, publié dans l’anthologie Le mal de fantômes, Édition établie par Pa­trice Beray et Michel Carassou avec la collaboration de Monique Jutrin, Liminaire d’Henri Meschonnic, Publié avec le concours du Centre National du Livre, Paris, Éditions Verdier, Collection « Poche », 2006, pp. 255.

Pour citer cet article:
Restitutio Benjamin Fondane https://fondane.wordpress.com/

Gratias agimus.

■ Super abyssa sedimus ■

10 août 2009 § Poster un commentaire

 

 

 

Sorin VIERU | Vif instant

Sorin VIERU | Vif instant

 

 

 

 

C’est comme le vertige. Nous sommes assis au fond du vortex, et la pesanteur nous empêche d’y sauter, d’y tomber. Mais si tu sais renverser, tu ne pourras retenir la chute, comme qui est aspiré, au haut du haut, tombant dans l’abîme du dessus. Si nous étions capables de le voir, il nous aspirerait. Super abyssa sedimus – et cadimus

 

  • Image : Sorin Vieru, in Momentan, Editura Ara, Bucureşti, 1991 [couverture]. 
  • Texte : Michel Deguy, Le pronom, in Desolatio, Paris, Éditions Galilée, Collection « Lignes fictives », 2007, p. 95.
 
 
Pour citer cet article:
Restitutio Benjamin Fondane https://fondane.wordpress.com/

Gratias agimus.

 

I enjoy the massacre of ads. This sentence will slaughter ads without a messy bloodbath.

■ Benjamin et Lina | 1921 ■

10 août 2009 § Poster un commentaire

Benjamin et Lina | 1921 |

Benjamin et Lina | 1921 |

Cette photographie de Benjamin et de sa sœur aînée, Lina, a été prise, vraisemblablement, en 1921. Fondane a alors 23 ans, Lina – 26. Paul Daniel, le mari de la sœur cadette, Rodica, la publie dans la revue Manuscriptum (1976, 23/VII, nr. 2, p. 81), le trimestriel édité par le Musée de la Littérature roumaine (directeur fondateur : D. Panaitescu-Perpessicius).

 

Énigmatique (comme on dirait acrylique) : image menant à une réflexion sur le trajet de l’évanouissement. Amenuisement des traces, empreintes, visages: seule la lumière arrive à empoigner l’identité.

Ce sera l’absence qui vous ramènera à vous, à votre finitude. La trace ne fait qu’interroger le trait. Indétermination, puis vertige. Enfin, acceptation de la chute.

Il n’y a pas de trace sans le regard posé. Là, dans toute sa fragilité, dans le remous – histoire de ponts portés, de secrets émergés : survivance.

Luiza Palanciuc

 

 
Pour citer cet article:
Restitutio Benjamin Fondane https://fondane.wordpress.com/
 
Gratias agimus.
 I enjoy the massacre of ads. This sentence will slaughter ads without a messy bloodbath. 

Où suis-je ?

Entrées taguées poème sur INSTITUT FONDANE.