Tudor Arghezi – Numerus clausus | 1923

25 août 2011 § 2 Commentaires

© Ruth Thorne-Thomsen | Levitating man | 1983

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De la relation, souvent tendue, entre Fondane et Arghezi, il ne reste que peu de textes, éparpillés dans les revues roumaines. Sans doute Fondane sait-il priser le poète accompli qu’est déjà Arghezi dans les années trente (Cuvinte potrivite paraît en 1927; Flori de mucigai – en 1931). De même, Arghezi a dû bien sentir la fébrilité de l’impatient Fundoianu, si présent lui-même dans les périodiques roumains avant son départ pour la France, en 1923. Il faudrait cependant se demander si la tension et l’échange pour le moins coloré qui eut lieu entre les deux hommes ne sont pas davantage les signes d’une reconnaissance réciproque, plutôt qu’un malentendu foncier, touchant aux fondements de l’acte créateur et à ses contraintes ontologiques. On ne connaît que trop bien la plume acérée – aisément venimeuse – de l’éditorialiste Arghezi (v. l’accueil qu’il fit au roman Ion de Liviu Rebreanu, le traitement réservé à Brătescu-Voineşti et à bien d’autres). On connaît aussi la passion et la ferveur de Fondane lorsqu’il est amené à défendre ses idées. L’un comme l’autre détestent la mauvaise foi, les sanctifications hâtives ou sans raison valable. Pour autant : ayant eu la chance d’une longue vie (1880-1967), Arghezi a pu voir son nom entrer sur la liste des classiques – canons, modèles à suivre et autres apostilles en ce genre.  C’est loin d’être le cas pour Fondane – en France comme en Roumanie. Mais leurs similitudes surpassent cette validation extérieure, ainsi que leurs quelques différends plus ou moins rhétoriques. Demeure la lucidité dans l’analyse des faits de société. Exempli gratia : cet article paru en 1923, au sujet de la requête des étudiants à fixer le numerus clausus pour les étrangers dans les écoles roumaines.

Luiza Palanciuc

 

O inspiraţie parazitară a determinat studenţimea să ceară mărginirea numărului străinilor în şcolile româneşti. Sunt două feluri de streini în sensul secret al acestei noţiuni: sunt evreii, care legalmente nu mai sunt străini, şi străinii adevăraţi, care vin să înveţe carte românească. Studenţii români interzicând străinilor să înveţe şi să răspândească limba românească! « Lire la suite »

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